La poule comme animal de compagnie

Envisager une poule comme animale de compagnie est une idée assez étrange. Contrairement aux idées reçues, une poule est loin d’être stupide, et il est tout à fait possible d’en apprivoiser une ou plusieurs car elles sont intelligentes, facile à vivre, et même dotées d’une mémoire indiscutable. Une poule possède donc de réelles capacités cognitives qui lui permettent de communiquer et même de tirer parti de ses diverses expériences.

L’idéal est que la poule dispose de son bout de terrain en plein air ainsi que d’un refuge lui permettant de s’abriter et de dormir. Il n’est pas conseillé d’enfermer cette dernière dans un une cage restreignant ses mouvements, ou encore moins un endroit clos comme un appartement, au risque de faire ses besoins un peu partout. Dans tous les cas, il est tout à fait possible d’avoir une poule comme animal de compagnie car il s’agit d’un animal très affectueux si l’on possède les connaissances nécessaires à son dressage.

La poule, un animal aux capacités intellectuelles surprenantes

Diverses études scientifiques ont démontré que les capacités intellectuelles d’un poussin sont supérieures à celles d’un humain de 4 ans. A peine sorti de l’œuf, le poussin est tout à fait conscient qu’un objet continue d’exister même s’il est hors de sa portée de vue. Dès la naissance, il est possible pour un poussin de se repérer, possédant une incroyable capacité d’orientation par rapport au soleil. Plus étonnant encore, les scientifiques ont aussi porté leur étude sur l’intelligence des poussins âgés de seulement quelques heures, et ont pu trouver, parmi leurs compétences, la faculté de compter jusqu’à 5. L’évidence aujourd’hui qu’un gallinacé possède une vraie logique est démontrée, et l’espèce est tout à fait capable de penser, mémoriser, apprendre, compter et raisonner. Une découverte que les éleveurs de poules peuvent confirmer.

Approvisionnement, ou véritable empreinte

Afin d’avoir une poule affectueuse, l’idéal serait de lui laisser une empreinte. Elle consiste à laisser une réaction habituelle chez les oiseaux et chez d’autres animaux qui se résume en ces quelques mots : à la naissance, les nouveaux nés prennent comme parents ce qu’ils voient et distinguent en premier. Autant donc adopter un œuf et attendre l’éclosion pour que, de cette manière, le poussin nouveau-né voit et reçoit du propriétaire son premier aliment. Ainsi, il verra en cette personne une mère qu’il suivra partout et sera donc plus réceptif aux leçons de dressage qui peut être appliquées.

Par défaut, s’il n’y a pas possibilité d’assister à la naissance de la poule domestique, cette dernière peut très bien être accueillie à la maison, sans pour autant que « l’empreinte » soit la même. Certes, le poussin ne reconnaitra son nouveau maitre comme étant sa mère, mais au fil du temps, pourra l’apprécier comme faisant parti de la même espèce, et identifier ce dernier comme un être proche en qui il peut laisser sa confiance.

Cette dernière méthode citée est la plus usuelle et a l’avantage de permettre de savoir le sexe des poussins sans préalable. En effet, à moins d’avoir recours à une radio, il n’est pas possible de connaitre si l’éclosion donnera naissance à une poule ou un coq, qui est un oiseau avec des conditionnements d’élevage différents de la poule.

Enfin, on apprivoise une poule comme n’importe quel autre de compagnie, c’est-à-dire en faisant preuve de patience et en lui portant un intérêt sincère. Eloigner l’idée ou l’image fichée de l’oiseau type cervelle de moineau, son dressage nécessite autant d’amour et de respect comme lorsqu’on dresse un chien ou chat, bien sûr, en tenant en compte de la personnalité propre à la poule. Les bons signes avant-coureurs d’une relation en bonne voie sont que l’animal vienne manger dans la main de son éleveur, mais elle peut aussi s’adonner à des personnalités telles que la timidité, un caractère plutôt hardi voire entreprenant, ou même effrontée.

Apprivoiser par accommodation du foyer

Il est utile de savoir que la poule est un animal très sensible, et que l’approcher nécessite de ne pas brusquer l’animal de manière quelconque au risque qu’elle s’enfuit en courant. Si elles sont plusieurs, il est essentiel de ne pas perturber la cohérence de leur structure sociale, ni à interférer à leurs codes comportementaux qu’elles adoptent en milieu naturel. La clé de la réussite réside donc dans le fait de comprendre, mais aussi de respecter son environnement et son comportement.

Les poules communiquent entre elles pour signaler/avertir d’un éventuel/potentiel danger en adoptant diverses attitudes, c’est pourquoi il faudra gagner la confiance d’une majorité si elles se trouvent en groupe. A travers des cris, des caquètements très variés, qui sont loin d’être poussés à tout hasard, elles peuvent exprimer la peur, le stress, une intimidation, ou annoncer que la ponte est terminée, et sert de point de rassemblement des poussins.

Ici encore, il est fondamental que la poule se sente bien dans son lieu de vie. Un environnement extérieur serait préférable, même s’il s’agit que d’un petit corral sur lequel elle peut vivre. Elles doivent en tout cas vivre sur la terre ferme, où ses excréments pourront être absorbés et puissent être des fertilisants de terre. Le meilleur des cas offre à la poule un poulailler qui la protégera du froid mais aussi d’autres éléments extérieurs, avec une poutre où elle pourra se reposer, et un endroit où elle pourra y déposer ses œufs. Encore, faut-il que le poulailler soit propre, sans excès d’humidité, et isolant.

Choisir sa poule

Il est possible de choisir une poule dans un élevage, le principe étant le même que lorsqu’on souhaite adopter un chien ou un chat, on laisse décider l’animal. En effet, l’animal choisit son maitre, il convient donc de se tenir à proximité et de leur parler, et attendre qu’au moins l’une d’elles s’approchent. En choisissant la plus familière de toutes, la suite en sera facilitée d’en faire un animal de compagnie.

En somme, le choix d’une poule en tant qu’animal de compagnie, d’un point de vue objectif est tout à fait envisageable, connaissant toutes les particularités que possèdent l’animal, et à quel point ce dernier peut s’avérer être un très bon compagnon.